Rue Malaïa Bronnaïa, où s’élève le théâtre décoré par Chagall, sur les boulevards des fleurs, la foule s’est rassemblée. Enorme, sombre. Il fait froid ce 15 janvier, et toute la nuit, les portes du GOSSET resteront ouvertes pour permettre aux Moscovites de saluer la dépouille mortelle. Sur le toit d’une maison de bois, un vieux s’est assis qui joue sans relâche sur son violon le ’Kol Nidré’, la plus ancienne, la plus triste des mélodies juives...